COMPTE-RENDU DE LA COMMISSION MENU DU 16 JANVIER 2013

Étaient présents :
Mme Lila AMRI, gestionnaire, Mme Céline LAOT, infirmière, M. BOULINEAU, chef de cuisine volant, rattaché à la Direction de la Gestion de l'Éducation de la Jeunesse et aux Sports du Conseil Général, Mme TONNI Claudine, remplaçante du chef de cuisine, Mme CHRIST Katia, représentant de la Vie Scolaire, Mme PROUST Chantal, représentant du FCPE, M. SÉRIÉ Philippe, représentant du FCPE, Élise PÉROUÊLLE, élève de 5e, Théo HAMON, élève de 5e.
Étaient absents :
Mme DRUART, principale.
Au début de la séance, plusieurs problèmes ponctuels relatifs à la cantine ont été évoqués :
 Des crachats dans certaines carafes d'eau constatés par des élèves lors du deuxième service (confirmés par les élèves présents).
Il a été décidé à titre expérimental de ne plus laisser les carafes d'eau du premier service. Mme TONNI s'est proposée de les nettoyer entre les deux services et puis seraient remis sur les tables avec le concours du ou des élèves qui auront été punis et devant effectuer un travail d'intérêt à but éducatif. Ce processus peut s'avérer efficace, une seule réserve subsiste pourtant, soulevée par Mme AMRI : que ce changement de carafes en fin de premier service ne provoque pas trop de mouvements supplémentaires et n'encombre pas davantage les allées entre les deux services. Mais il apparait opportun de tenter cette expérimentation, ce qui permettrait, espérons-le, de pouvoir sensibiliser l'ensemble des élèves.
 Des plats refroidis (confirmés par les élèves présents).
M. BOULINEAU, très sensible à cette remarque, va donner la consigne à son équipe de ne pas préparer des assiettes de manière importante et anticipative mais plutôt de les servir au fur-et-à-mesure, afin de réduire leur temps de présence sur les présentoirs. Certes, un micro-onde est disponible mais un seul ne peut être la panacée (même si Mme AMRI nous apprit qu'un second devrait être acheté). Il est possible aussi de penser que les élèves puissent éventuellement inverser l'ordre dans la prise de leur repas.
 Des élèves se plaignent de ne pas avoir assez de temps pour déjeuner (récurrent lors des questionnaires délivrés aux parents avant les conseils de classe).
Mme AMRI nous répondit que dans de tels cas, bien souvent , des élèves ne passent pas à leur service, attendant le copain d'une autre classe, ce qui désorganise le nombre d'enfants prévu au premier puis au deuxième service (les retardataires ne prenant leur repas alors qu'en dernier). Il serait nécessaire, par l'intermédiaire notamment des délégués de classe, de rappeler à tous les élèves, cette règle précise de bon fonctionnement du service, pour
rappel, c'est 480 repas qui sont servis tous les jours (élèves et personnel confondus) !.
 Des bouts de verre ont été décelés dans une assiette.
Mme TONNI fut formelle, il est impossible que ceux-ci résultent lors de la phase de préparation des plats. Comme ce jour-là, il y eut de la « casse » en salle, il est envisageable d'imaginer un acte délibéré de malveillance de la part d'un élève. Quoiqu'il en soit, cet incident s'avère un épiphénomène.
 Ce qui nous amène à évoquer de manière plus générale l'organisation de la surveillance.
Nous apprenons qu'ils ne sont que trois (et bientôt que 2 momentanément !) pour gérer à la fois, les casiers, le portail, la salle des cartables, faire l'appel.
 Enfin, furent évoquées des remarques relatives à la quantité et à l'assaisonnement.
M. BOULINEAU rappelle que tout élève peut venir rechercher un surplus si besoin, mais en ce qui concerne l'augmentation du sel, il est extrêmement très attentif aux normes établies par le décret n° 2012-144 du 30 janvier 2012 relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration des établissements sociaux et médico-sociaux dont l'entrée en vigueur aura lieu le 1er juillet 2013 (pour rappel joe PDF).
Celui-ci définit notamment les règles adaptées pour le service de l’eau, du pain, du sel et des sauces (voir article 1er).
La commission précise encore une fois qu'un cahier dédié à toutes remarques est disponible dans le bureau de la Vie Scolaire qui pour l'instant reste vierge. Celui-ci permet d'y inscrire des suggestions de menu, plat, tout ce qui peut participer à faire évoluer la cantine positivement (appréciation des plats proposés, ...). Cette information doit être, semble-t-il, relayée par chaque délégué de classe.
Enfin, s'est posée la question de l'opportunité du lieu choisi pour ce cahier. Peut-être, qu'à la sortie de la cantine, il serait plus visible et donc plus utilisé. Rien n'est tranché aujourd'hui.
M. BOULINEAU nous présenta un Plan alimentaire en restauration scolaire (voir FORMATION PLAN ALIMENTAIRE PDF), issu de l'Association Pour l'Achat dans les Services Publics (APASP). Ce plan repose sur le principe que l’alimentation, nécessaire physiologiquement et indispensable au bien-être et à la santé, ne doit pas être vécue uniquement comme une obligation. Elle doit devenir un moment privilégié de découverte et toujours rester un moment de plaisir. En outre, l’objectif de cette formation est de faciliter l’élaboration des menus et ainsi participer à l’amélioration de la qualité des prestations fournies aux élèves en répondant aux recommandations nationales.
M. BOULINEAU insista sur le fait que ce plan alimentaire correspond à la représentation sur un temps donné de structures de menus sur la base de 20 repas. Il reprend les catégories de produits sans citer
l’espèce des denrées, ni le type de préparations culinaires. Bien évidemment, cette formulation permet ultérieurement de varier au maximum les menus et de les adapter aux habitudes, aux besoins alimentaires des élèves et/ou aux contraintes de l’établissement. Son objectif est de garantir un équilibre alimentaire, d'aider à l’élaboration des menus par une grille préétablie, d'offrir une diversité maximale et de faciliter la gestion des stocks. (B.O. du 28 Juin 2001 et les recommandations
du GEMRCN) (voir pour rappel tableau des fréquences selon le GERMCN PDF). M. BOULINEAU rappela notamment qu'il ne peut pas dépasser 4/20 dans la fréquence de produits frits plats protidiques ou garnitures. Il doit suivre cet arrêté relatif à la qualité nutritionnelle des repas servis dans le cadre de la restauration scolaire, rendant son application obligatoire pour les acteurs de la restauration scolaire.
M. BOULINEAU nous présenta le tableau général du plan alimentaire qu'il a échafaudé compte tenu de toutes les contingences à respecter semaine par semaine conformément audit décret (chaque couleur ayant une signification de fréquence particulière en fonction des types d'aliments) (voir plan alimentaire.PDF). D'où découlent les menus effectués avec soin et proposés à nos élèves au collège (menuCOLLEGE Janvier et Février.PDF). On peut noter comme prévue lors de la précédente commission du 24 octobre dernier, la mise en place de potages pour l’hiver.
Mme LAOT nous a évoqués son souhait de renouveler avec Mme BOUTILLIER, l'expérience des petits déjeuners faite au printemps dernier pour les enfants de 6e offerts intégralement par l’enseigne Intermarché. Elle espère le faire avec les 5e (mais salé et non sucré cette fois-ci).
Mme AMRI nous apprend que les pains seront désormais commandés à Intermarché, seul à pouvoir fournir 500 petits pains quotidiennement, dans la région proche (et économiquement viable).
Enfin, sous l'impulsion de Mme Céline LAOT, il est prévu la création du Comité d'Éducation à la Santé et à la Citoyenneté (C.E.S.C.) dont la mise en place aura lieu avant la fin de cette année scolaire.
Ce Comité définit et conduit des actions d'éducation et de prévention des conduites à risques
dans le domaine de la santé (négligence, dépendances) et de la citoyenneté (violence, discrimination) (CESC.PDF).
1°) Ses objectifs (liste non exhaustive)
 Mobiliser les adultes (personnels de l'établissement, parents, …) et les élèves autour d'objectifs clairs ;
 Améliorer le climat des relations entre tous les membres de la communauté éducative ;
 Relayer en cohérence les politiques nationales, académiques et locales concernant la santé et la citoyenneté.
2°) Ses missions (liste non exhaustive)
 Contribuer à la mise en place de l'éducation citoyenne ;
 Préparer le plan de prévention de la violence, participer à l'élaboration du diagnostic de sécurité ;
 Définir un programme d'éducation à la santé et à la sexualité et de prévention des comportements à risques
Il s'avère possible d'y ajouter à ces missions, celle de sensibilisation pour une meilleure éducation alimentaire. La cantine est un lieu privilégié des élèves. Les menus établis méritent d'être compris, ce qui entraînerait ipso facto une meilleure adhésion à la démarche entreprise par M. BOULINEAU, sensible à la santé et à l'équilibre de chaque élève. L'expliquer (la présentation de chaque aliment n'étant jamais fortuite) concourrait certainement à une perception plus positive de la part des élèves de celle-ci et a fortiori un plus grand respect de tous.Toute l'équipe professionnelle tient à stopper l'évolution négative en ce qui concerne le poids de l'élève et de parfaire l'éducation alimentaire (manger mieux, autrement).
3°) Composition
Sous la présidence du chef d'établissement, le C.E.S.C. réunit :
 Les personnels d'éducation, sociaux et de santé de l'établissement et des représentants des personnels enseignants, ainsi que des parents et des élèves, tous désignés par le chef d'établissement sur proposition des membres du conseil d'administration (CA) ;
 Les représentants de la commune et de la collectivité de rattachement membres du CA ;
 Les personnes ressources représentantes des partenaires (cf. point 5 – partenariats) ;
 Toute personne dont il estime l'avis utile en fonction des sujets traités.
4°) Fonctionnement
 Réuni à l'initiative du chef d'établissement ou à la demande du conseil d'administration ;
 Chaque établissement détermine ses modalités de fonctionnement : calendrier des réunions, projets, participation des différents partenaires, … ;
 Évaluation des projets et bilan annuel du programme ;
 Il est souhaitable d'informer le CA sur le fonctionnement du C.E.S.C.
BILAN : Il s'avère plus que jamais qu'une prise de conscience de tous est indispensable. Une alimentation saine et équilibrée participe à une bonne évolution de l'enfant et donc à les mettre dans les meilleures conditions possibles pour parfaire leur éducation scolaire.
En accord avec Mme AMRI, il a été demandé de mettre en ligne sur le site du collège, ledit rapport de la présente commission (pièces jointes comprises parce qu'initiatiques) ainsi que la précédente, afin d'assurer un précieux besoin d'informations destinées aux parents.